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 Pain,you made me a believer - Gabriel

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Livia I. Preston
chicagoans
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MessageSujet: Pain,you made me a believer - Gabriel   Jeu 24 Mai - 2:09







Livia & Gabriel
Pain, you made me a believer

La journée s’annonçait belle, non seulement parce que le soleil avait décidé de faire l’honneur de sa présence aux habitants de Chicago, mais aussi et surtout parce que Livia s’était accordée une journée de repos. Elle ne pouvait pas encore se permettre, financièrement, de prendre de vraies vacances, alors lorsqu’elle en ressentait le besoin, elle s’organisait pour s’autoriser un vrai week-end, pour souffler. La française s’était néanmoins levée de bonne heure pour aller courir ; étrangement malgré la fatigue accumulée au fil de ses journées, elle ressentait toujours le besoin de se défouler. Elle avait donc fait son petit tour dans la ville qui s’éveillait doucement, avant de rentrer pour prendre une longue douche bien chaude. Puis elle avait passé le reste de la matinée avec sa voisine de palier, Madame Spellman, à jouer aux cartes, et échanger les potins du voisinage en dégustant du thé et des petits gâteaux, Hope couchée à leurs pieds. La vieille dame avait des enfants et des petits enfants qui ne venaient la voir qu’une fois dans l’année, pour Noël, et le reste du temps lui semblait bien long. Livia l’avait adoptée bien volontiers ; elle appréciait son ton tranchant, son petit côté langue de vipère de temps en temps, mais aussi l’amour qu’elle pouvait porter aux gens comme la rouquine, une simple voisine.

Après un repas pris sur le coude – les restes d’un plat chinois qu’elle avait commandé la veille au soir – Livia avait décidé de sortir, une nouvelle fois, amusée de voir Hope tourner en rond dans l’appartement quand le soleil et les oiseaux dehors la narguaient. C’est donc à pied qu’elles sortirent, les talons plats des bottes de la française rythmant la cadence sur le trottoir. Elles prirent la direction du parc, la chienne impatiente de pouvoir courir après les écureuils tirant un peu sur la laisse. Elles arrivèrent enfin à l’espace vert, où se trouvait déjà pas mal de monde. Comme à son habitude, Hope s’assit, attendant sagement que sa maîtresse ne la libère de sa laisse. Aussitôt fait, la boule de poil fila, le nez collé au sol, pistant dieu savait quoi, un œil toujours sur la rouquine pour ne pas la perdre de vue. Quelques enfants s’arrêtèrent sur son passage, et la chienne ne se fit pas prier pour quémander quelques caresses joyeusement. Livia, quant à elle, entreprit de trouver un banc libre pour s’y asseoir. Elle se mit à observer les gens, ses anciens réflexes reprenant le dessus. Machinalement, elle analysait les comportements, les démarches, les mimiques, et pariait sur ce qu’elles pouvaient bien vouloir signifier. Un homme qui essayait d’arrêter de fumer, une femme qui retrouvait son amant, un adolescent amoureux d’une jeune fille qui ne s’intéresserait jamais à lui de cette manière… La fleuriste imaginait la vie de ces gens qu’elle ne reverrait sans doute plus jamais. Son regard finit par se poser sur une silhouette masculine qui marchait plus rapidement que les autres ; cet homme qui ne faisait probablement que passer par le parc pour se rendre à un endroit bien particulier. La française eut cette étrange sensation de reconnaître les moindres détails du corps de cet homme, comme si elle le connaissait. La largeur de ses épaules, sa taille, et même sa chevelure mirent soudain tous ses sens en alerte. Il lui tournait le dos, et elle était incapable de distinguer son visage, et pourtant, pourtant, elle comprit. L’idée que cela puisse être lui la cloua sur son banc. Ses jambes se transformèrent en coton, sa bouche s’entrouvrit de stupeur de violents frissons parcoururent son corps tout entier. C’était impossible, impossible qu’il se trouve dans la même ville qu’elle, impossible qu’il vienne jusqu’ici pour détruire sa vie… Sans qu’elle n’ait le temps de comprendre quoi que ce soit, elle avait sauté sur ses pieds, et elle traversait le parc à toute allure, bousculant même une ou deux personnes sur son passage. Sans comprendre quelle mouche avait piqué sa maîtresse, Hope se lança à sa poursuite. Livia, habitée par une colère noire, fonçait à travers la foule, sans perdre de vue cette silhouette qu’elle haïssait de toute son âme. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle voulait lui dire, mais ce dont elle était sûre c’est qu’elle avait bien envie de se passer de mots et de lui tordre directement le cou en public. En quelques secondes, elle l’avait rattrapé. Sa main droite s’abattit violemment sur son bras, avec une force qu’elle ne se connaissait pas, ses ongles se plantant involontairement dans sa peau à travers le tissu de son haut. Il fit volte-face, logiquement surpris, et le corps de la française se tendit dans un réflexe pour parer une éventuelle défense de sa part. Mais c’était lui. Voir ce visage coupa court aux questions qui tournoyaient dans la tête de Livia. Une inspiration, une expiration. « C’était comment, la Russie ? » parvint-elle à siffler entre ses dents, furibonde, dans la langue maternelle de sa mère.


BY .SOULMATES

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Gabriel P. Atkins
Police générale
Messages : 12
Date d'inscription : 31/03/2018
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MessageSujet: Re: Pain,you made me a believer - Gabriel   Mar 12 Juin - 22:47

I'm far from good, it's true
Oh, I always let you down, you're shattered on the ground. But still I find you there, next to me
 
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